Vin et santé

Pour ceux qui s’intéressent à leur santé, le mot « polyphénols » fait de plus en plus partie de leur vocabulaire. Cette famille de molécules présente dans le vin rouge à hauteur de 2 à 3 grammes par litre en moyenne (10 fois moins pour le vin blanc) était la star du 3e congrès international Vin et Santé, qui a accueilli une centaine de médecins et de chercheurs venus de 17 pays et qui ont présenté une quarantaine de communications.

On connaît le rôle bénéfique des polyphénols dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, mais ce congrès a mis en évidence d’autres effets potentiellement bénéfiques sur des maladies comme le diabète ou l’obésité. De même pour des maladies dégénératives, type Alzheimer, où certains polyphénols ont des vertus protectrices sur les neurones. Dans le vin, la famille des polyphénols est multiple : on y trouve les tanins (présents dans les pépins ou la peu, mais aussi provenant des barriques) les anthocyanes ou des stilbènes comme le resvératol. « Chocolat et thé sont aussi riches en polyphénols, mais dans le vin, leur variété est unique. Les effets positifs d’une consommation modérée ne sont jamais curatifs. Je vois le vin comme un premier violon dans un orchestre qui serait l’hygiène de vie de chacun, avec l’alimentation associée à de l’exercice physique. Pourquoi pas, un jour, le vin faisant partie intégrante d’une politique nationale de prévention nutritive ? » analyse Pierre-Louis Teissedre, qui travaille sur ces questions depuis une quinzaine d’années.

Deux ou trois verres par jour. Tout est dans la modération, puisqu’on connaît les dégâts provoqués par les abus et la dépendance à l’alcool. L’organisation mondiale de la santé (OMS) définit des seuils de consommation régulière et modérée : deux verres de vin de 12 centilitres par jour pour une femme, soit 12 verres par semaine de six jours (un jour sans consommation étant recommandé), soit 2 bouteilles 75 cl. par semaine. Pour un homme, c’est 3 verres par jour, soit un peu moins de 3 bouteilles par semaine. Mais au-delà des comptes, il y a le plaisir. Un bien-être biologique mais aussi psychique, Le vin, qui destresse et détend, est un des rares produits à proposer les deux !

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